e-mémpol XV Les Polonais à Wittenheim

Additif n°1 à : collège Irène Joliot

Le collège à la mine

ou ijc à kalivie ou Wittenheim à Wittelsheim ou Fernand à Joseph-Else.

a) Au collège Irène Joliot Curie, nous avons toujours eu à cœur, la plupart d’entre nous, «  les pédagogues », de rappeler que nos locaux ont été construits sur le carreau même de la mine Fernand, entièrement rasée pour les besoins de la cause. De même, nous nous sommes toujours souciés de sensibiliser nos élèves au passé minier de Wittenheim. A la moindre occasion.

b) Ainsi, notre premier principal Alain Roos, celui de l’ouverture de l’Etablissement et de son inauguration, n’a pas traîné, par exemple, pour faire fixer au mur de la cour de récréation une plaque commémorative avec les explications qu’il faut pour faire savoir que le cube de béton engrillagé qu’on y voit, et qui intrigue, insolite, est l’obturation du puits ouest de la Division Fernand des MDPA, ou Mines domaniales de Potasse d’Alsace.

c) C’est donc dans cet esprit qu’au printemps 2011, ayant à faire sortir les classes de 5èmes dont nous étions professeurs principaux, que nous les avons emmenées voir le musée de la mine, encore embryonnaire, à Wittelsheim, sous la houlette de l’association « Kalivie », plutôt qu’ailleurs. Fidèle à d’anciennes manières de penser l’intérêt des collégiens, j’ai toujours estimé qu’ils doivent d’abord découvrir ce qui un certain temps était appelé dans les programmes d’histoire-géographie « le milieu local ». Donc, puisque nous avons la mine sous la main, il est prioritaire de faire, non pas le tour, mais un premier tour, allégé, zéro pour cent de matières grasses, de cette question.

d) En 36 poses photographiques légendées, nous rendons compte ci-dessous de la visite, et de l’initiation à laquelle elle a donné lieu.

1’) Commençons la visite par un premier symbole : la lampe de mineur ; elle est allumée, et témoigne donc, comme le font les cierges à l’église, de la vie, une vie bien particulière, celle des riches entrailles de la terre, de ses hommes, et de leurs défis à la roche, au minerai, de plus en plus technologiques.

2’) Continuons par un deuxième symbole : la cigogne de la Potasse d’Alsace, sur son fond bleu, selon le célèbre illustrateur Hansi : elle a fait le tour du monde, imprimée sur des sacs d’engrais en jute, ou en papier kraft beige foncé.

3’) Et encore un troisième symbole : Sainte Barbe, patronne des mineurs (et des pompiers), et qui les protège contre les dangers de la mine.

4’) Un premier cliché du chevalement hélas trop connu de Stocamine, ce désastre « comme un poison dans l’eau », selon l’effrayant jeu de mots de Médiapart. A préciser. Ultérieurement.

5’) Un deuxième cliché du même chevalement.

6’) Un troisième cliché du même, avec un beau zoom sur le sommet de l’édifice.

7’) Un bâtiment du carreau de Joseph-Else, en briques rouges typiques de l’architecture industrielle, particulièrement en région mulhousienne.

8’) Une autre vue, vintage, du même carreau, avec son entrée du côté de la cité du même nom.

9’) Accueil des visiteurs par le président de Kalivie Roland Ringenbach.

10’) Suite de l’accueil, par la star de Kalivie, le guide Paul Didierlaurent, dit universellement « Pauli », en  bon dialecte alsacien, et avec l’accent.

11’) Ah, la prestigieuse collection minéralogique des Mines, c’est le troisième endroit où je la salue ; d’abord c’était à la Direction générale, à Mulhouse, où j’avais mes rendez-vous avec ma sœur ; puis cela a été à quelques pas du carreau, dans l’ancienne Coop devenue siège de « La Maison du Mineur », association dissoute, et qui a précédé Kalivie dans le désir de préserver et valoriser le patrimoine miner ; le bâtiment, à l’angle de  la rue de Reiningue et de la rue Pasteur, en face de la gare de Wittelsheim-Graffenwald, appartient maintenant au vétérinaire Polidori, spécialisé dans les urgences pour  « nos amies les bêtes ».

12’) Deuxième vue de la collection minéralogique.

13’) Troisième vue de la même collection.

14’) Et une quatrième, pour faire bonne mesure, les unes complétant les autres.

15’) Pauli et la collection minéralogique.

16’) Pauli raconte, avec chaleur et générosité, depuis 1998, la mine, et sa vie de mineur.

17’) Pauli raconte, deuxième cliché.

18’) Pauli, et Bibi, qui raconte aussi.

19’) Pauli et la salle dite « des pendus », c’est-à-dire le vestiaire des mineurs.

20’) Deuxième vue de la salle des pendus.

21’) Troisième vue : les pendus sont en fait des vêtements.

22’) Les p’tits collégiens écoutent bien, et pas seulement eux.

23’) Le travail au fond de la mine, avec de grosses machines.

24’) Les mineurs, comme des fruits dans un panier, qui descendent et qui montent, pas vraiment l’temps d’avoir peur.

25’) La mine et la mort, six cercueils d’un coup !

26’) Des syndicats qui veillaient.

27’) La carte du Bassin potassique, avec ses communes, et ses cités minières, en bleu.

28’) De quelques puits, qui avaient presque tous des noms de personnes : Max.

29’) De quelques puits : Fernand, à Wittenheim.

30’) De quelques puits : Théodore, à Wittenheim.

31’) De quelques puits : Berrwiller.

32’) De quelques puits : Amélie 1, le dernier fermé, à cause de l’incendie de Stocamine, en 2002.

33’) A la mine, moi, jamais sans mon casque ! ni sans Michèle Kettler (prof de religion) et Véronique Lavina (prof d’allemand), mes accompagnatrices sympas.

34’) Et joyeux mercis à notre photographe Laurence Uberschlag (Avs, ou auxiliaire de vie scolaire, à l’époque) ; entre elle et Pauli, le courant a l’air de passer, hein ; voilà pour elle un nouvel ami, ou, en jargon minier dialectal, un nouveau « Kalikumpel » (fr, approximativement : « pote du sel »).

35’) Pour le sommaire de ce reportage photographique, une nouvelle sculpture de Sainte Barbe, par Sylvie Koechlin.

36’) Et pour accompagner la sculpture, une pancarte avec les explications nécessaires.

  1. e) Fait le 08-05-26, date de la fin de la deuxième guerre mondiale en Europe, en 1945, par fsz; matériel protégé par le droit d’auteur (loi française du 11 mars 1957).

par fsz site polonais-et-potasse.com

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