e II – Les Polonais et le Travail

2025 Asca 100 ans

Un terrain pour un ancien !

KUTERMAK

   1) En additif n°1 à notre article sur ce site concernant les 13 pros de l’Asca, quelle formidable coïncidence ! si imprévue et heureuse ! alors que ce club devient centenaire en cette année 2025,

   2) la Ville de Cernay, à l’instigation toujours judicieuse et efficace de son maire si marquant Michel Sordi, catalyseur du consensus préalable nécessaire, a honoré justement un ancien de l’Asca passé pro, puis devenu entraîneur (Je l’ai vu à l’œuvre à Richwiller : il sait faire, sans discussion.), Daniel Kutermak, en lui dédicaçant un terrain de football de sa commune, pour services rendus.

   3) Quels services ? avoir été pendant un quart de siècle la pierre angulaire de la section sportive de football du collège local René Cassin. Comme on dit aujourd’hui : c’est du lourd.

   4) Rappelons ici, dans les grandes lignes, les états de service de Daniel Kutermak, né en 1959, d’origine polonaise, de la cité minière de Wittelsheim-Grassegert, comme joueur professionnel : après ses débuts à l’Asca, « attaquant, il a endossé plusieurs maillots, ceux du FCM, de Besançon, d’Abbeville, du Red Star, de Gueugnon, etc. »

   5) Une cérémonie en bonne et due forme s’est donc déroulée à Cernay le 05 juin dernier, pour instituer officiellement « le terrain Kutermak »

   6) Illustrations

  1. a) sur un tableau, posé sur un chevalet, l’exposé des motifs, (que nous reproduisons dès notre sommaire) ;
  2. b) l’incontournable photo de groupe exhaustive ; toutes les personnes présentes se reconnaîtront, qui pourront dire, comme il se doit : « Ce jour-là, j’y étais ! » (comme disaient les grognards d’Austerlitz). Entre toutes, moi, je veux relever la présence à la gauche du jubilaire de son épouse, Cathy, fille de Roland Zemb (voir sur ce site nos articles sur cette famille) ; d’abord, parce que partager l’existence mouvementée d’un champion du ballon rond, ce n’est pas précisément une promenade de santé ; elle a tenu le coup, hommage lui soit rendu ; ensuite, parce que l’histoire de Dany et Cathy, c’est une jolie histoire de bon voisinage de la cité Grassegert, dont les noms des rues évoquent, depuis 100 ans aussi, de grandes figures de l’histoire polonaise (voir à ce sujet notre série d’articles sur ce site) ; ils se sont connus dès l’enfance, ils n’ont pas eu à chercher loin pour se trouver, résidents de deux rues voisines, lui la Stanislas, elle la Kosciuszko ; voyez, à Grassegert, voisins fondent familles, et familles sportives, à deux pas du stade, de la Maison des Jeunes, et de la salle des fêtes, et de la forêt, c’est tout un microclimat…
  3. c) Merci, et merci encore, au photographe, pour cette vue inespérée, providentielle, où le maire Michel Sordi, qui sait se souvenir qu’il a été député d’une circonscription qui comprenait Wittelsheim, est entouré non pas d’un ancien, mais de deux anciens pros, qui ont débuté à l’Asca et ont évolué au même FCM (Mulhouse n’est jamais loin des potasses, il ne faut jamais oublier cette réalité.) ; le blond, c’est Kutermak, je n’insiste pas, et l’autre, c’est Jean-Paul Pfertzel, né en 50, lui aussi attaquant, qui s’est illustré à Sochaux, St-Dié, Montluçon ; on le voit, malgré les impondérables de la carrière, nos deux hommes ont su ne pas se perdre de vue, et rester constants amis, voilà un bel et indispensable exemple de ce que peut le sport, bien humainement
  4. d) Je reste reconnaissant à l’ancien parlementaire, et je le clame avec plaisir, d’avoir eu des Services accrocheurs et persévérants, notamment pour obtenir au directeur Wladis Labowicz (en vidéo sur ce site au début de la série de nos « Polonais remarquables » de 2005) l’Ordre national du Mérite que j’ai sollicité pour lui avec le peintre (+) Robert Zieba (ce Polonais de la Potasse qui peignait « plus blanc que blanc » ah le blanc blanc d’entre les blancs, les paysages enneigés de notre Sundgau alsacien, et qui en a même reçu un Bretzel d’Or !), en 2008, lors de la pénible liquidation judiciaire de la MJC « du Château d’eau », et en tant que président de la vaillante petite association de substitution « CLPP », autrement dit « Culture et Liberté au Pays de la Potasse » ; grâce à Sordi, au bout de 10 ans d’un entêtement de coureur de fond, on la lui a finalement décrochée, puis accrochée, comme on voudra, au revers de la veste, la médaille, à Labo, en juin 2018 ; Sordi n’a rien lâché, car la distinction avait un sens politique noble ; c’est là tout l’honneur d’un élu qui savait que son rôle consiste avant tout à accompagner, effectivement, concrètement, les idéaux des hommes qui se donnent, sans compter, corps et âme, dans le sport comme dans la culture, pour construire une société  française meilleure. Sordi, on vous regrette, vous auriez dû rempiler, il n’était pas encore temps de passer le relais ; je me permets de vous le dire cash car nous avons sensiblement le même âge, vous de novembre 53, moi de juillet 55 : nous savons donc un minimum nous parler.
  5. e) Allez, un bon coup d’œil dans le rétro, pour finir : c’est qui, ce beau bébé, sur le cliché ? C’est bien Dany, alors au début de son parcours sportif, qui ronge son frein les yeux au plafond sur un lit d’hôpital après une blessure, l’air de dire : « Mais qu’est-ce que je fais là, ma place est sur la pelouse, pas au plume ! » Puisqu’on commémore et qu’on célèbre, cette année, c’était le moment où jamais de la sortir, cette photo, avouez, elle est bien sympa, irrésistible jeunesse !

   7) Signalons enfin que sur ce site est disponible notre article sur la branche wittenheimoise des Kutermak (se servir du moteur de recherche), fortement investis chez les anciens combattants polonais locaux, et en général dans la vie polonaise du secteur tout court.

   8) Fait le 05-07-25 (Si le sénateur-maire de Thann Pierre Schielé, cet orateur réputé, et dont nous avons tant d’entre nous admiré le brio, avait vécu, il aurait eu aujourd’hui 100 ans.) par fsz, avec la contribution précieuse de son pote Marco Zemb,  contribution qui encore une fois permet d’avancer, c’est-à-dire de produire, de mettre du plein là où il y avait du vide, de fixer le patrimoine immatériel ; matériel protégé par le droit d’auteur (loi française du 11 mars 1957) ; et de nous, qui aimons tant que le droit d’auteur soit respecté, c’est un minimum d’adresser un grand merci bien sonore à la Ville de Cernay pour nous autoriser avec confiance, car c’est pour la bonne cause, à publier sur ce site, avec cet article, des photos (a, b, c) dont elle conserve la propriété ; si nous connaissions en plus le nom du photographe, nous le mentionnerions, en toutes lettres, évidemment !

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