e II – Les Polonais et le Travail

Asca centenaire, épilogue : 20 ans après le foot,

le basket et le hand !

      1) L’année 2025, centenaire de l’Asca-foot, est sur le point de se terminer. Bonnes fêtes à tous ! Paix et Progrès !

   2) Pour doter d’un épilogue notre série d’une bonne quinzaine d’ articles sur le sujet, nous considérons indispensable de souligner, de 3 gros traits rouges au moins ! que le club est aussi redevable de son rayonnement à ses sections de basket et de hand, fondées au sortir de la guerre, par les nouveaux jeunes, et nouvelles jeunes, de ce moment particulier de l’histoire de Wittelsheim, 20 ans, ou une génération, après le signal de départ de l’aventure sportive locale donnée par leurs aînés pionniers masculins du ballon rond.

   3) Illustrations

– a) Pour notre sommaire, on dirait que le photographe savait exactement quels motifs absolument inclure dans son cliché pour produire l’illustration idéale : les Vosges, le Château d’eau, le baraquement neuf de la Maison des Jeunes, la rue de Reiningue et ses voitures, le terrain de basket avec son panier et ses joueuses.

– b) Un article du périodique d’Entreprise, « La gazette des Mines », exposant la situation de la nouvelle section de basket de l’Asca à ses débuts. Attention, l’auteur n’était pas un as en orthographe polonaise ; il faudra donc, après rectification de notre part, lire Wojtasik.

– c) Une des premières équipes de l’Asca-basket féminines ;

debout, de g à d : Cécile Wojtasik, (+) Wenefreda Kufel, diminutif « Wenia » (épouse (+) Erwin Spleith), Anna, (+) Elisabeth Hardy (dirigeante, en veste de tailleur, épouse du président général homonyme (+) Hippolyte), Hélène Dudaczyk ;

accroupis, de g à d : Geneviève Zuchowski (Veuve « Pepo » (+) Tam), René Vernette (entraîneur, en costume, derrière l’affiche), (+) Jeanine Sroczynski, épouse Roger Zemb, (+) Geneviève Chrapa (épouse (+) Joseph Kutermak.

– d) Basketteuses de l’Asca en sortie avec des proches et ami(e)s à la basilique de Thierenbach : voilà la belle jeunesse, née avec les années 30, de la deuxième génération sportive du Bassin potassique, celle qui investit les terrains dès la fin de la guerre.

– e) Les filles de l’Asca jouent en maillots blancs, dans un reste de neige (à l’époque, il en tombait encore) ; à l’arrière-plan, à quelques mètres du terrain, le bâtiment pas encore tout à fait achevé de la MJC-Maison des Jeunes et de la Culture.

– f) Un match en cours ; à l’arrière-plan, le bâtiment des vestiaires du stade de l’asca encore en construction ; ce terrain a disparu.

– g) Un autre match,  et un autre terrain aujourd’hui disparu ; à l’arrière-plan, on remarquable le dos de la tribune du « grand » terrain de foot.

– h) : des basketteuses des premières années, un demi siècle après, endossent de nouveau le maillot, pour fêter l’anniversaire de l’une d’elles, la maman du « pro » de foot Daniel Kutermak.

– i) Pour aujourd’hui on se contentera d’une seule photo, symbolique, du hand, celle du méritant dirigeant Robert Goldbronn récompensé dès le début de 1964 par la médaille d’honneur de l’Education physique, remise par André Meichler, inspecteur de la Jeunesse et des Sports, et ancien enseignant à Wittelsheim (photo « Gazette des Mines » n°129, mars 64, doc (+) René Arnold, maire honoraire, qui a été parrain d’un enfant de son ami fidèle Meichler, chez qui il allait chaque année fêter Noël, c’est René lui-même qui me l’a dit. Et c’est pas tout ce qu’il m’a dit, il était content de m’en dire, beaucoup-beaucoup.).

   Et dire que, pour honorer comme il convient cette section, je n’ai même pas pour l’instant une seule photo à publier d’un autre formidable entraîneur de hand admirablement dévoué aux jeunes, Antoine Ringenbach, d’abord mon prof de sport, j’étais dans la même classe de 6ème que son fils aîné Vincent, en 66-67, puis mon collègue, au collège Mermoz de Wittelsheim, de 84 à 91, quand j’y ai enseigné ; c’est lui qui m’a dit : « Tu verras, quand tu verras arriver comme élèves les petits-enfants de tes premiers élèves, alors tu sauras que c’est l’heure de la retraite. » Quand il a pris la sienne, il s’est retiré avec son épouse à St-Amarin, où il a été adjoint au maire.

   4) Cette série de photos, sauf la dernière, est extraite de l’album de famille de Marco Zemb, joyeux merci à lui ! Il les a sélectionnées sur le thème « Jeanine à l’Asca- basket », au sortir de la guerre. Jeanine, née Sroczynski, épouse de Roger Zemb, c’est sa maman, titulaire du maillot blanc n°14 ; elle est née en juin 1931, et trop tôt décédée, d’une maladie rare, en 2015. Les parents de Marco représentent, de manière séduisante, la tendance aux mariages mixtes de l’immédiat après-guerre, et leur exemplaire réussite : Jeanine est une Polonaise chez les Zemb alsaciens, Roger un Alsacien chez les Sroczynski polonais, les « Stroche », quoi ! suivant un diminutif simple et efficace ! Tous deux de la même cité minière, Grassegert. Ces gens ont été en avance sur leur temps : peu importent les origines, du moment qu’on s’entend, qu’on vit bien ensemble !

   5) Fait le 21-12-25, solstice d’hiver, jour le plus court de l’année, date anniversaire de mon mariage, le seul, d’ailleurs, en 84, à une époque où le « mariage pour tous » n’existait pas encore, par fsz ; matériel protégé par le droit d’auteur (loi française du 11 mars 1957).

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