e mémpol V – Les Polonais et l’Ecole

Pani est partie

Un éloge public a été dit

site polonais-et-potasse.com 

  • Pani, autrement dit Lidia Kuliberda (certains préfèrent écrire Lydia avec un y, qui se prononce en polonais é, et pas i, soit dit en passant) monitrice retraitée de langue et culture polonaises du secteur de Wittenheim, résidente d’Ensisheim, nous a quittés, discrètement, rapidement, le 04-11-24, dans sa 93ème année.
  • Ce dimanche 11-05-25, un hommage public lui a été rendu à l’occasion de la « messe polonaise » hebdomadaire de 11h, à l’église St-Christophe de Wittenheim-Fernand-Anna, en présence de la famille en deuil, et largement, et heureusement ! à l’initiative concertée d’un ancien élève de cette institutrice, notre ami (et un peu parent…) André-Andrzej Piasecki, connu depuis longtemps pour son implication militante et bénévole dans la vie polonaise de la région mulhousienne, en particulier via le scoutisme, et neveu du maire honoraire de Bollwiller d’origine polonaise Richard Lasek, comme son oncle grand amateur de foot !
  • Au moment de l’homélie, je me suis crispé, assez grave. Le chargé d’âmes Michal Dziedzic, qui officiait, s’est en effet longuement (je me souviens avec une certain sourire comment le solide choriste notre ami (+) Gembalik se plaignait de ces longueurs, sans s’en ouvrir bien sûr en face à l’intéressé, ce qui aurait été le plus simple…)  embarqué dans les questions liturgiques liées au jour (le 4ème dimanche du temps de Pâques), le bon pasteur, au service de ses brebis, les vocations sacerdotales devenues beaucoup trop rares ; mais aussi dans la question par excellence d’actualité, l’élection du pape Léon, intervenue carrément le 8 mai ; en plus dans des considérations, chroniques, sur la déchristianisation de l’Europe, et sur Jésus devenu en somme de nos jours quelqu’un de facultatif, d’optionnel, de plus nécessaire du tout, sur fond de relativisme triomphant.
  • Allait-on avoir une messe à la mémoire de Pani sans un mot sur Pani ? Comme on a eu, l’année des jauges covidiennes, en l’église St-Jean, une messe à la mémoire de Jeanine Zawierta, chef de chœur du « Rossignol forestier » de Pulversheim, sans un traître mot sur la dédicataire, sans même que son nom soit seulement prononcé, une seule fois, tout au long d’un sermon, enténébré et marmonné, de 20 minutes ; par charité chrétienne, je ne rappelle pas qui l’a prononcé ; a-t-on jamais vu situation pareille ? que j’appelle, moi, scandaleuse, voilà.
  • Eh bien non. Dziedzic a au contraire fait les choses certes à sa manière, mais correctement, dignement, puisqu’à la fin de l’office, il a lu, et en français (ce qui lui demande un effort, qu’il soit ici remercié de le faire) un éloge funèbre éclairant de Pani mis au point par André, un texte bien torché dans lequel ont été mises en exergue non seulement les qualités pédagogiques de la défunte, mais aussi ses qualités humaines ; en bref : Pani aura été une figure maternelle pour cet ancien élève, et tant d’autres, avec ce que cela comporte de beau, d’altruiste, d’attachant.
  • On pourra prendre connaissance ci-dessous de l’intégralité de cette évocation, qui m’est très chère ; premièrement parce qu’elle est si méritée, deuxièmement parce qu’elle sonne juste, troisièmement parce que l’auteur a aussi pris la peine, et avec compétence, de traduire sa mouture en polonais, un polonais tel que Pani, si ,de là-haut, elle lit l’exercice accompli ,ne peut qu’ être très fière de la performance de son ancien fort en thème, en l’occurrence bien nommé tel.
  • Qui dans la troisième génération de notre immigration polonaise minière est capable de s’exprimer aussi bien dans la langue d’origine ? Pour ainsi dire personne, mais alors personne de chez personne.
  • Le texte d’André m’est encore précieux pour cette raison supplémentaire que depuis que j’ai écrit, moi, il y aura 40 ans l’an prochain, dans « L’Alsace » du 24-12-86, un éloge funèbre de cet autre « maître » de polonais, le mien (à chacun le sien, et à chacun son rapport au savoir, structurant toute une vie), si marquant qu’a été Marian Jedrzejowski, que par ailleurs j’ai publié, sur Pani, en 92 quand elle a pris sa retraite, et sur son prédécesseur Julien Lorens, c’est la première fois que quelqu’un d’autre que moi se risque à portraiturer, et publiquement, une de nos monitrices de polonais. Enfin !
  • Je suis content en outre, et amusé, que André, extraite de sa page facebook, mette à ma disposition une photo de Pani  qui par sa séduction réussit à concurrencer celles que je montre moi, sur ce site, et que je me flatte assez de posséder dans ma documentation.
  • Je n’ai appris le décès de Pani que le 23 mars dernier, justement par un message d’André, qui m’annonçait le projet de messe du souvenir, soit plus de cinq mois après la survenance de la disparition. Morte en en novembre, la mémoire de Pani n’est honorée qu’en mai suivant ; on se trouve donc devant un cas de figure comparable à celui de la dirigeante Jeanine Zawierta, morte au printemps, pour n’avoir une messe à sa dédicace qu’à l’automne suivant.
  • Un seul drapeau de la communauté, celui des scouts de Bollwiller, a été déployé lors de la cérémonie ; je sais bien qu’il n’y a plus aujourd’hui de porte-drapeaux pour les servir, mais, quand même, je trouve que cela fait un peu peu. L’enseignant, en soi, me semble-t-il, mérite en effet l’hommage de toutes les composantes de la communauté, civiles, religieuses et patriotiques. Au moins a –t-on vu des costumes folkloriques, fidèles au poste, cela atténue en partie le déplaisir de cet appauvrissement.
  • Parvenue à la retraite, Pani s’est plainte plus d’une fois à moi de n’être pas ou plus assez reconnue dans les manifestations publiques, où on négligeait, estimait-elle, de la citer parmi les personnalités présentes. Il y avait là dedans du vrai, mais en m’en parlant Pani s’adressait à quelqu’un à qui précisément elle ne pouvait pas reprocher de ne pas faire assez de cas de l’institutrice qu’elle avait été. Un jour, alors, cédant à un certain agacement, je lui ai dit que quand j’animerai, de nouveau, une quelconque occasion polonaise, je lui donnerais la parole pour qu’elle puisse elle-même signaler sa présence, ainsi au moins serait-elle sûre que la chose serait assez bien faite à son goût. La boutade a porté.
  • L’idée sous-ententue de Pani était qu’on est ingrat à l’égard de l’instituteur en ne le citant pas, injuste,  alors qu’on cite spontanément (je dirais plus spontanément) le prêtre. Ma première réponse est de rappeler que ces deux cadres de la communauté sont traditionnellement concurrents (dans une basse-cour, il n’y a de place que pour un seul coq), en coquetterie l’un avec l’autre, ou plutôt l’un contre l’autre. La seconde est qu’il ne faut-pas s’étonner de voir à ce jeu l’instit supplanté, c’est parce qu’il ne fait pas miroiter la vie éternelle, lui; les prêtres sont donc sans rivaux réels, les laïcs sont défaits d’avance.
  • Il y a des coïncidences curieuses ; depuis trois ou quatre jours, avant que je n’apprenne le décès de Pani, l’idée tournait dans ma tête que j’étais cette année, à la fin de l’hiver, bien en retard pour faire à l’intéressée ma visite annuelle à Ensisheim, dans son pavillon de la rue du général Koenig, après son anniversaire du 28 janvier. Je n’ai pas eu à prendre rendez-vous, il n’y aurait plus eu personne à l’autre bout du fil pour me répondre.
  • La dernière de ces visites annuelles que je lui ai rendue a donc été celle de début février 2024, en l’absence de réel hiver. C’est moi qui ai chauffé l’eau pour le thé, et j’ai obtenu que nous nous tenions dans la cuisine (j’aime les cuisines, souvent c’est là que se trouve la vérité des gens, et celle-ci avait en plus des couleurs qui me correspondent, m’apaisent, du blanc et du vert), au lieu du salon précédemment, bien trop impeccable pour moi. Je suis arrivé avec les pâtisseries de rigueur à 14h ; je pensais la quitter à 16h, suffisamment fatiguée par deux heures d’affilée de conversation soutenue, nous avions toujours beaucoup à nous dire ; pensez-vous, à 19h, nous y étions encore, tout au plaisir de tout ce que nous nous racontions de, ou sur, « nos » Polonais, plus passés que présents, sur ce qui aurait dû être, et n’a pas été, ou de travers. Et Pani, en grande forme, cœur vaillant, si j’ose ainsi dire, ne s’essoufflait toujours pas. Quel joli souvenir ! De ces souvenirs qui vous portent ensuite constamment, et vous aident à faire votre travail, culturel, mémoriel.
  • Lors de cette visite, j’ai obtenu de Pani une photo d’identité de César, son défunt second mari (1931-99), à publier sur mon site ; il était impensable qu’il n’y soit pas présent, au moins pro forma ; lui aussi, dans son genre, était une « personnalité » ; oui, objectivement quelqu’un de peu banal ; la photo est passable, il a bien fallu que je m’en contente, impossible d’obtenir de Pani, et depuis un moment, l’effort qu’elle m’en trouve une « mieux ». Elle n’avait plus envie de se casser le tronc, pour ce genre de choses ; à plus de 90 ans, comment lui en vouloir ?
  • Au cours de la même séance, Pani à son tour a obtenu de moi que, dans mes publications, je respecte tant qu’elle vivrait ce qu’elle appelait « son jardin secret », dont l’idée de la divulgation ne l’emballait vraiment pas. Bon, je l’aimais bien Pani, pourquoi l’aurais-je alors sortie de sa zone de confort ? Nous savions bien vivre ensemble à la polonaise : « szanowalismy sie », nous nous considérions (étions-nous collègues, de la « même corporation, pour rien ?), nous nous ménagions.
  • Ladite visite annuelle me renvoie au souvenir des deux visites mensuelles de rigueur que Pani rendait à Annabelle Wersinger, à Wittenhein, dans les premières années de sa retraite. Dans un de mes trous d’emploi du temps de prof voisin, je rejoignais souvent les deux convives ; c’était au temps où je buvais encore du café, du déca, d’accord, mais celui que Bella n’achetait que pour moi, en Suisse, et qui était en effet vraiment supérieur en arômes, sans aucunement craindre Nespresso et tous ses « What else ? ». Au cours de ces rencontres, nous évoquions bien sûr régulièrement le désolant (mais l’imparable) déclin de la vitalité polonaise dans notre secteur, avec systématiquement quelques notes bien marquées au coin de la nostalgie à l’égard d’un certain savoir-vivre qui allait (et va toujours) se décomposant, sans qu’aucune salutaire réaction ne vienne de je ne sais quelles profondeurs de je ne sais quoi.
  • Les petits potins avaient leur cours, aussi, naturellement ; avec des langues aussi bien pendues que les nôtres, vous pensez bien ; oui, oui, je sais, il paraît que c’est vilain, ça ; mais comment s’en empêcher, c ‘est tellement délicieux, hein… Remarquez, nous n’étions jamais vraiment méchants, il s’agissait pour nous de nous donner surtout le plaisir de rire un bon coup, ah, ça fait du bien, ça…
  • Pani allait chez Wersinger, sans se cacher, en entrant, tout naturellement, par la grande porte, et sans passer par la porte de service (comme d’autres… bien pensants… quand ils avaient néanmoins besoin de la « diablesse ») ; peu importait à Pani que Bella fût diabolisée par la communauté presqu’entière ; elle avait sa liberté de jugement, son indépendance d’esprit, son sens de la justice ; et elle, comme moi, on voyait tout simplement, tout objectivement, que Bella faisait, du bien, aux plus démunis, et que les autres, seulement, parlaient, et que c’était pour dénigrer et essayer de saboter, essentiellement par paresse, lâcheté et jalousie.
  • Illustrations (toutes disponibles sur ce site, se servir du moteur de recherche) :

   a) Notice biographique de Pani ;

   b) Sa traduction en polonais.

   c) Vidéo : « Akademia » du Bicentenaire (mai 91) ;

   d) Vidéo : « 12 Polonais remarquables » (série 2005) ;

   e) Articles parus dans la presse : Pani prend sa retraite (1992) et excursion scolaire (72) ;

   f) e article : Pani Kuliberda, une incontournable ;

   g) e article : le maître Lorens, prédécesseur de Pani ;

   h) photo de Pani, (pour notre sommaire), prise sur la page facebook d’André ;

   i) photo : Pani, « en service », au pèlerinage polonais de Thierenbach (1979), encadrant ses élèves en costumes traditionnels blancs brodés de montagnards ;

   j) photo : César, dans ses dernières années ;

   k) photo : André, l’ancien élève, et son épouse Izabela, touristes en Thaïlande, en janvier de cette année 25 : et, en plus, ils ont de l’humour, chouette !

  • Vidéo à venir, pour surtout restituer sa consistance à César Kuliberda : à son sujet je veux annoncer ici que sous peu l’intéressé sera visible ici, dans son rôle de traducteur en français, en mairie de Wittenheim, le 16-10-92, d’une allocution de notre amie en tailleur rouge clinquant Daniela Mroczek, conseillère pour l’adoption auprès du ministre polonais de la Santé et des Affaires sociales ; les images sont acceptables, j’espère que nous allons améliorer le son, un peu lointain sur l’enregistrement original ; c’est quand même une vraie chance, pour la mémoire polonaise, de disposer d’une telle cassette.
  • Pour terminer dans les mondanités : à l’occasion de cette messe, j’ai fait, et en pleine église ! mon premier baise-main à Izabela Piasecka, l’épouse d’André, suivant les bonnes manières d’une certaine ancienne Pologne de cour ; et, beaucoup plus navrant, notre ami François Kutermak, des anciens combattants (voir sur ce site), m’a appris son veuvage, survenu il y à peine deux mois ; sa femme nous a quittés à un âge où il est bien trop tôt pour partir.
  • Fait le 18-05-25, jour de la messe d’intronisation du nouveau pape Léon XIV originaire de Chicago, grande ville polonaise à l’étranger, ne l’oublions pas, par fsz ; matériel protégé par le droit d’auteur (loi du 11 mars 1957).

Bonjour Francis Le texte a été fait pour la partie familiale par les enfants de Pani ( quelques lignes ) , j ai compilé avec le reste en y rajoutant ma sauce Biographie de Lydia Kuliberda Lydia Kuliberda est née le 28 janvier 1932 à Wittenheim, de feu Pierre Patla et d'Anièla Braja. Elle était l'aînée de ses sœurs, Danielle et Jeannette. De son union avec Czesław Kuliberda, sont nés trois enfants : Zbigniew, Alexandra et Marc. Elle avait également six petits-enfants : Grégory, Dimitri, Alexandre, Coralie, Quentin et Maliziana, ainsi que six arrière-petits-enfants : Jun, Yui, Lise, Charlotte, Maxence et Alix. À l'issue de ses études au Lycée polonais de Paris, où elle a été formée à l'enseignement du polonais, elle a obtenu son premier poste à Besançon, financé par l'Amicale des Anciens Combattants Polonais. Par la suite, elle a été nommée « monitrice de polonais », une fonction rattachée au ministère français de l'Éducation nationale. Elle a dispensé des cours dans plusieurs villes, telles que Wittenheim, Pulversheim, Bollwiller, Soultz et Ensisheim. Lydia était affectueusement appelée « Pani », un terme de respect et d'affection en polonais. Pour beaucoup, « Pani » faisait presque partie de leur famille, tant elle était proche de ses élèves, qu’elle a suivis pour certains des cours de CP à la terminale. Elle avait toujours un œil attentif sur la scolarité complète de ses écoliers , s'efforçant de les motiver pour leur passage en classe supérieure. Chaque année, elle organisait des sorties mémorables, telles que des excursions à Europa-Park ou des visites des mines de Saintes-Maries aux Mines. En parallèle, elle les encourageait à apprendre des poésies et des chants en préparation des célébrations du 3 mai, date de la Constitution polonaise. Tout au long de sa carrière, Lydia a œuvré avec passion pour transmettre la culture polonaise et préserver la langue au sein de la communauté polonaise, fortement ancrée dans le bassin potassique Dans la dernière année précédant sa retraite en 1992, elle a également enseigné dans un lycée à Mulhouse, où elle préparait les élèves au baccalauréat, les aidant à présenter cette langue lors de l'examen. Lydia était non seulement une enseignante, mais aussi une mentor, une guide et, surtout, une source d'inspiration pour les générations qu'elle a touchées. Grâce à sa passion et à son dévouement, mais aussi son engagement indéfectible et à sa passion pour la culture polonaise Lydia Kuliberda a laissé une empreinte durable dans le cœur de ses élèves et dans la communauté, nouant des liens authentiques qui perdureront à jamais dans leur mémoire. Andrzej

Biografia Lydii Kuliberdy Lydia Kuliberda urodziła się 28 stycznia 1932 roku w Wittenheim, jako córka zmarłego Piotra Patli i Anieli Braja. Była najstarsza z sióstr, Danuty i Jeannette. Z małżeństwa z Czesławem Kuliberdą miało troje dzieci: Zbigniewa, Aleksandrę i Marka. Miała także sześcioro wnuków: Grzegorza, Dimitriego, Aleksandra, Coralie, Quentina i Malizianę, a także sześcioro prawnuków: Jun, Yui, Lise, Charlotte, Maxence i Alix. Po ukończeniu nauki w Polskim Liceum w Paryżu, gdzie kształciła się w zakresie nauczania języka polskiego, zdobyła swoje pierwsze stanowisko w Besançon, finansowane przez Związek Weteranów Polskich. Następnie została mianowana „monitorką języka polskiego”, funkcją przypisaną do Ministerstwa Edukacji Narodowej Francji. Uczyła w różnych miastach, takich jak Wittenheim, Pulversheim, Bollwiller, Soultz i Ensisheim. Lydia była serdecznie nazywana „Panią”, co jest terminem szacunku i sympatii w języku polskim. Dla wielu stała się niemal częścią rodziny, tak blisko była związana ze swoimi uczniami, któremu towarzyszyła od klasy pierwszej aż do matury. Zawsze miała czujne oko na szkolną karierę swoich uczniów, starając się ich zmotywować do awansu do wyższej klasy. Każdego roku organizowała niezapomniane wycieczki, takie jak wyjazdy do Europa-Park lub wizyty w kopalniach w Saintes-Maries aux Mines. Równocześnie zachęcała ich do nauki wierszy i pieśni w przygotowaniach do obchodów 3 maja, dnia Konstytucji Polskiej. Przez całą swoją karierę Lydia z pasją działała na rzecz przekazywania kultury polskiej i zachowania języka w społeczności polskiej, silnie zakorzenionej w regionie potasowym. W ostatnim roku przed przejściem na emeryturę w 1992 roku, Lydia nauczała również w liceum w Mulhouse, gdzie przygotowywała uczniów do egzaminu maturalnego, pomagając im zaprezentować ten język podczas egzaminu. Lydia była nie tylko nauczycielką, ale także mentorką, przewodniczką i, co najważniejsze, źródłem inspiracji dla pokoleń, które miała okazję dotknąć. Dzięki swojej pasji i poświęceniu, a także niezłomnemu zaangażowaniu i miłości do kultury polskiej, Lydia Kuliberda pozostawiła trwały ślad w sercach swoich uczniów oraz w społeczności, nawiązując autentyczne więzi, które na zawsze pozostaną w ich pamięci. Andrzej

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