e II – Les Polonais et le Travail
Additif à : le tournoi de Pâques
L’Asca gagne, aussi !
1) L’Asca ne se contentait pas d’organiser, un tournoi annuel de Pâques, mais il lui arrivait aussi de le gagner ! C’est Marco Zemb, amical merci à lui, qui, dans le cadre du centenaire du club cette année a l’à propos de me le rappeler (Très averti, il me sert de « filet de sécurité » quand je traite de l’Asca-foot, et ça marche très-très bien : c’est bien simple, il ne laisse rien passer !)
2) Marco nous met ou remet ainsi sous les yeux la photo de l’équipe de l’Asca qui a remporté le tournoi des minimes, le 12-04-93 ; dès notre sommaire, nous en proposons un extrait.
3) Je ne résiste pas au plaisir de rééditer ce cliché ici, car il est pour moi un vrai délice ! Car il nous parle si bien de « mon », de « notre », Grassegert, ma cité minière de naissance.
4) Dans la génération de mes parents, on avait dans l’équipe première de l’Asca des habitants de Wittelsheim-Grassegert, où se trouve le stade, comme le joueur de champ Roger Zemb (Grassegert-nord, rue du Château d’Eau) et le gardien de but Zbigniew Opala (Grassegert-sud, rue Poniatowski, les deux à vol d’oiseau n’étant même pas distants de 300 mètres). Ils étaient un Alsacien et un Polonais ados déjà soudés d’amitié sous les mêmes couleurs sportives, dès la fin des années 40 ; il se trouve qu’ils sont, en plus, précisément, les deux qui ont préféré se contenter d’une carrière chez les amateurs de Division 3 (ou CFA) plutôt que de devenir joueurs professionnels, ce qui leur a de manière pressante été proposé. Opala est décédé, jeune, à 68 ans, en avril 98, mais Roger, veuf aussi, est à cette heure encore avec nous, du côté des vivants.
5) Eh bien, sur la photo figurez-vous qu’on a les petits-fils de ces prestigieux vétérans ; plus de 70 ans après ! ils portent à leur tour de toute leur belle jeunesse, de leur vitalité, de leur talent, le maillot de leurs ascendants.
6) Opala est représenté par Michaël Grosset (Opala par sa maman, Sonia, et gardien comme son si cher papy), accroupi, le 3ème en partant de la gauche.
7) Et Roger Zemb est carrément représenté par 2 de ses petits-enfants ! Michaël Jedrzejczak (Zemb par sa maman, Joëlle), le blond debout qui tient le trophée par la droite ; et Pascal Zemb, accroupi, le 4ème en partant de la droite.
8) Vous avez bien noté ? Concernant les trois jeunes que nous venons de citer, le même prénom, Michaël, est porté 2 *foi(x) !
9) Finalement, cette photo me plaît si bien car elle nous conduit là où je voulais en venir, au fond, mine de rien ; comme l’autre jour notre évocation du « cas » Daniel Kutermak (voir notre article à lui cordialement dédié sur ce site), elle confirme que Grassegert, autour de son stade, entre château d’eau et chevalement d’Amélie I (qui a finalement été rasé, après la cessation de l’exploitation, et certains le regrettent…), a été, et reste en partie, un microcosme, un milieu sociologique, aux liens nombreux, aux imbrications fortes, des êtres, et des choses. Quand on en vient, on ne peut qu’y rester attaché… Je crois qu’on atteint l’essentiel, le plus profond, si l’on dit que la cité est bien plus qu’un lieu, elle est un mode de vie ; ou, du moins, elle l’a été, longtemps, et heureusement, tant que les Mines ont été en activité.
10) Fait le 27-07-25, par fsz ; matériel protégé par le droit d’auteur (loi française du 11 mars 1957).