e II – Les Polonais et le Travail

2025 Asca 100 ans

Un rendez-vous annuel exaltant :

Le tournoi de Pâques

   1) Le centenaire de l’Asca-foot, en cette année 2025, est bien évidemment une occasion privilégiée pour rappeler les grands événements qui ont rythmé la vie de la section.

   2) Entre tous a émergé, à partir de 1979, le tournoi organisé annuellement le week-end de Pâques, pour les minimes et cadets ; tournoi international qui constituait une vraie fête de l’Europe, et qui mettait toujours aux prises au moins de l’ordre de huit équipes (mais il y a eu bien plus, par exemple 18, en 2000, pour la 20ème édition), autour de nos jeunes pousses locales.

   3) Notre bon Wittelsheim était tout bousculé-enfiévré-hors de sa routine, le monde associatif à l’entour était mis à contribution pour accueillir et héberger cette masse de visiteurs.

   4) Nous autres, membres du Conseil municipal, étions instamment priés de donner l’exemple de l’hospitalité ; et c’est ainsi qu’en 1980 je me suis retrouvé à gérer carrément 8 invités (jeune premier décidé à « aller plus loin que les anciens », je ne doutais de rien, forcément), deux dirigeants polonais de Nowa Ruda, deux autres dirigeants de Bourges (Amitié Berry-Alsace obligeait), et mes préférés, 4 ados italiens de Turin, des caractéristiques « ragazzi di vita » (comme aurait dit le pauvre cinéaste-poète assassiné Pasolini) qui ne pensaient qu’à fumer au lit (On en était encore à l’âge d’or de la cigarette ! comme on le voit bien par exemple dans tel ou tel film de Claude Sautet, elle était omnisprésente, et on ne pensait pas à la voir), grosse frayeur, et dur froncement de sourcils, il fallait encore avec ces teenagers en récré faire le pion, pour qu’i foutent pas le feu à la baraque… des grands-parents…, octogénaires, qui, pour une fois dans leur vie, étaient ensemble en maison de repos, pendant trois semaines.

   5) On caille ! Nous avons eu une Pâque comme on pouvait encore en avoir à l’époque, c’est-à-dire sévèrement froide. Pour tenir le coup, au stade, à regarder les minimes (que je soutenais en priorité, par principe, par ce qu’ils étaient les plus jeunes acteurs du dispositif, aussi frigorifiés qu’intimidés, les pitchounets, enfin encore assez tels) jouer sur le « ptit terrain », tenue d’hiver de rigueur, toute la panoplie que je vous dis, avec bonnet de laine, cache-nez itou, gants (des moufles, où les doigts se tenaient chaud les uns aux autres, sauf le pouce, tout seul, lui.), gros anorak coupe-vent, pantalon en gros velours, et surtout après-ski(s) en peau de phoque, très chers, mais les seuls, assurait ma mère (une frileuse,… comme généralement les femmes), dans lesquels on était sûr de ne jamais « attraper » froid aux pieds. Pour faire bonne mesure, je rappelle que dans ces années-là, à Quasimodo, le dimanche après Pâques, « les Français » (par opposition à nous, « Les Polonais ») pouvaient encore faire leur communion solennelle avec leurs aubes blanches dont le bas touchait au sol un sérieux tapis de neige, et qui tenait bien, pour encore plusieurs jours. En 80 donc, on n’a pas quand même pas eu la poudreuse, d’accord, mais les glaglas, ah ça oui, bien servis (avec glaçons)!

   6) Mais, par coïncidence favorable, puisqu’il s’agit ici d’alimenter des mémoires dits « polonais », eh bien ce sont surtout les cadres de la délégation de Nowa Ruda (avec ses mines de charbon, en Basse-Silésie, à la frontière tchèque) qui se sont montrés à mes yeux « divertissants » (c’est une façon de parler, bien sûr…), laissant derrière eux des anecdotes de séjour inattendues, dignes du cinéma néoréaliste italien, à la fois comiques et pathétiques, pour ainsi dire du Fellini (pas « Fellini Roma », mais Fellini-Wittelsheim,  une variante pas triste non plus, en l’occurrence). Ces cadres étaient de vrais Polonais, il n’y avait aucun doute possible ; comment le savais-je ? ils étaient persuadés mordicus que la vodka, et mieux encore le schnaps gratuit alsacien  (plus fruité et parfumé) ça réchauffait, pardi !

   7) Les lève-vitres électriques. Ainsi, les plus puérils n’étaient pas forcément ceux qu’on croyait le plus naturellement. Cela faisait un mois que j’avais ma nouvelle voiture, neuve, une Peugeot 305 diesel. Les deux dirigeants polonais dont j’avais la charge de l’hébergement étaient des hommes faits, des quadragénaires, mariés, pères de famille, avec emploi, bien dans le Système (« socialiste »), et tout-et-tout. Quand ils ont découvert mes lève-vitres électriques, ils n’ont plus cessé de jouer avec, en haut, en bas, et que je te monte, et que je te descends, et ainsi de suite. Il a fallu, pour qu’ils pussent jouer tout leur soûl, que je les promène, après le dîner, après la journée, la nuit, de… 23h, à 2 heures du matin ; j’ai fait le tour, touristique, des belles églises illuminées du secteur, Cernay, Thann, Guebwiller, Rouffach, Mulhouse, et retour, ras le bol… de ces vieux enfants, qui n’en revenaient pas, au faîte de l’émerveillement : tu appuies sur un bouton, et bzzz, ça monte, puis ça descends, tout seul ! et rebzzzz !

  8) Les godasses pour gosses. Nos Polaks, venant d’une économie de pénurie, débarquaient en terre de surabondance matérielle (et de gaspillage). Il était donc de rigueur pour nous de leur faire faire un tour dans la cathédrale du consumérisme potassique, j’ai nommé le supermarché « Cora »-Wittenheim. Mes deux quadras se sont sans transition retrouvés devant des quantités de biens pour eux inimaginables. Cela a été pour eux comme un coup de massue sur la tête. Quand ils ont vu qu’on avait le choix entre 50 tablettes différentes de chocolat, ils ont encore réussi à se contenir. Mais quand ils ont vu le nombre de paires de chaussures qu’on pouvait acheter pour les seuls bébés, alors d’un coup, en même temps, leurs nerfs ont craqué, et ils ont piqué une interminable crise de larmes et de gémissements. Voilà mes hommes virils, des chialeurs, des madeleines, tout ce qu’il y a de plus Polonais-traditionnels-toujours-martyrisés. Les clients ordinaires autour se demandaient ce que pouvaient avoir ces deux types qui se donnaient en spectacle. Moi, j’étais dans une rogne noire, de me faire remarquer, malgré moi, me promettant de ne plus jamais de ma vie emmener des Polonais à Cora !

   9) Soutiens-gorge(s) pour vie en rose. Et pourtant, l’opération shopping avait déjà donné de si jolis résultats, lors d’autres échanges culturels. J’avais eu en charge d’accortes jeunes Polonaises pleines d’appétit de vie, qui chantaient et dansaient le folklore national, cet étendard des étendards ; je les emmenais le samedi matin tôt à Mulhouse au Canal couvert, chez les Gitans « clandestins » (tolérés ) du fond du marché ; je leur donnais à chacune 10 francs à dépenser ; avec cette misère, elles réussissaient à revenir euphoriques avec chacune trois chiffons, dont un soutien-gorge (blanc, innocent et pur, même pas du rouge porno), le sommet du luxe pour ces filles, un vrai début de vie en rose, qui pendant une heure étaient persuadées éperdues de gratitude d’avoir goûté au paradis occidental, sûres désormais qu’il n’était pas un mirage, mais qu’il existait bel et bien. Elles revenaient de cette séance « miraculeuse » transportées d’allégresse et d’optimisme, se disant du communisme-de-privations, comme seulement d’une mauvaise grippe : « Ah, ça passera, ça finira bien par passer, il faudra bien que ça finisse par passer… »

   10) Or, avec mes deux gars, ce fut tout le contraire, un fiasco dur-dur, une contre-performance abrupte, traumatisante, ils allaient rentrer au pays avec le moral à zèd (z, comme zéro), persuadés d’être les damnés de la Terre (alors que, nouvelle nourrissante coïncidence, quelque semaines plus tard, en août, lors d’une fameuse « Table ronde » présidée par le vice-premier ministre Jagielski, le régime allait être contraint de commencer à négocier avec « solidarité », que j’écris avec un petit s, j’ai mes raisons, on en reparlera).

   11) Faire diversion, la trouvaille du dr Jacques. Evidemment, on ne laissait pas ces sportifs venir en France, terre de tentations voire de perdition, sans « ange gardien » (ou père fouettard, et mouchard, plutôt), c’est-à-dire sans un « commissaire politique », en polonais de registre familier un « politrouk »). Il était bien gênant, celui-là (il était aussi l’interprète officiel, celui qui détenait la phraséologie appropriée, autorisée, on pourrait même dire « politiquement correcte », à sa façon). Car les jeunes footeux avaient évidemment dans leurs maigres bagages quelques menus objets à vendre sous le manteau, au marché noir, pour se procurer un peu de devises fortes indispensables pour accéder à certains biens en Pologne. Mais le politrouk était vigilant, impossible d’écouler la moindre marchandise. Comment faire ? L’idée « géniale » est alors venue du docteur Jacques Hardy, qui, allez donc deviner pourquoi, m’a assuré encore ce matin au téléphone n’avoir gardé absolument aucun souvenir de cette péripétie, mais alors absolument aucun. Eh bien, faire diversion, tout simplement, détourner l’attention de « l’œil de Moscou » : et de l’embarquer, pour lui faire visiter un hôpital français moderne, le Moenschberg à Mulhouse, pour qu’il ait enfin le dos tourné, pendant un moment. En quelques minutes, le match occulte du chat contre les souris vit le triomphe des souris rapides comme l’éclair, tout, mais alors tout fut vendu, dans un nuage de poussière, vodkas, cristaux, foulards, assiettes décoratives, napperons, poupées, et autre babioles ; on acheta aux gosses tout et n’importe quoi, pourvu qu’on leur fît plaisir, et qu’ils pussent emplir leurs poumons de la bonne odeur des billets de banques français, allemands, anglais, américains. Qu’est-ce qu’ils étaient contents les « djeun’s » (y paraît ks’est la dernière déformation tendance de « jeunes »), ces David qui l’avaient bien eu, roulé dans la farine, leur Goliath, rien que pour ça, ça valait le coup d’avoir fait le déplacement.

   12) Hôtellerie, à revoir. En ce début d’une décennie où la dynamique vie associative locale commençait à impliquer des échanges sportifs et culturels avec hébergement de visiteurs, où, en d’autres termes, le particulier bienveillant de Wittelsheim était de temps en temps prié de jouer les « auberges de jeunesse », s’est opérée subitement en moi la prise de conscience que les conditions de séjour que nous pouvions offrir dans les logements d’ouvriers-mineurs n’étaient pas aux normes de confort souhaitables ; pas de chauffage central, pas d’isolation thermique, pas de salle de bain, pas suffisamment de surface habitable de plain-pied. Les Mines venaient seulement d’enclencher depuis 1978 le grand mouvement de vente des logements à leurs occupants, à des conditions financières présentées comme attractives. Du même coup, on se rendait mieux compte combien l’Entreprise avait progressivement abandonné l’entretien de l’habitat minier (On se reposait sur cette idée qui m’a été exprimée, en aparté, à voix basse, par René Meyer, le responsable de  « l’entretien-cité » à Langenzug, écolo bon teint avant la lettre, en Commission municipale de l’Environnement, dont j’étais le secrétaire : « Ah ! ces maisons des Mines, c’est de la merde ! mais ça tiendra encore 100 ans ! »), encore plus sa mise à niveau ; les acheteurs retaperaient, agrandiraient, moderniseraient par eux-mêmes ; cela irait de pair avec leur nouvelle condition d’accédant à la propriété immobilière, avec, n’ayons pas peur des mots, leur petit « embourgeoisement » (en fait assez relatif). Les Mines, déficitaires, avaient cessé d’être socialement d’avant-garde. Et je me suis vu infligé le choc, violemment politique, de constater que les communistes en Pologne me logeaient mieux que je ne les logeais, moi, dans le logement de service de ma mère, quand il me fallait leur rendre la politesse. Quel paradoxe ! Quelle désillusion, quel désenchantement, pour nous qu’on avait endormis à croire que les Mines ne nous lâcheraient jamais, « du berceau au tombeau » (sic). Tin-tin, ouais !

   13) En cette année 1980, j’ai été aussi, brièvement, inopinément, sans l’avoir le moins du monde cherché, à tout juste 25 ans, président de la Maison des Jeunes et de la Culture de Wittelsheim, en face du stade de l’Asca ; il était évident pour moi que si on voulait persister dans des échanges de plusieurs journées consécutives, avec nuitées, il fallait d’urgence doter la localité d’un Centre d’hébergement. J’aurais voulu le faire réaliser en coiffant le nouveau bâtiment de la MJC d’un grand toit alsacien, comparable à celui de la salle des fêtes voisine. Le maire René Arnold, resté dans les grandes lignes un important ami, malgré ma bifurcation politique à gauche, officialisée en 81, savait que je caressais ce rêve ; et il le partageait avec moi, mais sans rien en dire publiquement, car il savait qu’il y avait financièrement  que très peu de chances d’aboutir. Et, en effet, 45 ans après le tournoi de 80, ce n’est toujours pas fait. Sans commentaire. Ou plutôt si : qu’espérer de Wittelsheim ? Rien ? Absolument rien ? Définitivement rien ?

             14) Illustrations série I

  1. a) Tournoi 80 : dès notre sommaire, tract rose présentant la rencontre, avec 8 équipes, 4 étrangères, et 4 françaises ; les Polonais de Nowa Ruda participent déjà, ainsi que les traditionnels amis berrichons de Wittelsheim.
  2. b) Tournoi 80 : remarquable compte-rendu, que j’appelle « en mosaïque », de l’événement dans LA du 09-04, par Dominique Bannwarth (ou DB), tant mon complice et facilitateur, à « L’Alsace », et futur rédacteur en chef, après une très belle période à la tête de la rédaction locale de Mulhouse, cette grosse organisation,  à « faire tourner », et tous les jours; «  Domi » (mais oui, il avait son diminutif, aussi), au demeurant peu branché sport, mais plutôt culture (N’a-t-il pas été président de la « Maison de la Céramique », à Mulhouse, à la « Tuilerie » Lesage, de la rue Josué Hofer ?), propose néanmoins un article qui sort de l’ ordinaire, en tant que constitué par une salve de brèves prenant en considération tous les détails de la fête, jusqu’à ceux qui de prime abord futiles sont ceux justement qui lui ont donné son cachet particulier, sa coloration unique !
  3. c) Tournoi 81, le 3ème : article dans LA, sur la réception des sportifs en mairie.
  4. d) Tournoi 81, encore: article dans LA (doc hm) sur « M. Lebon, et les anciens de l’Asca » (avec la fameuse photo des fameux cadets de 1947-48).
  5. e) Tournoi 84 : dans la plaquette confectionnée pour cette édition, compilation de photos d’anciens joueurs de l’Asca devenus des professionnels.
  6. f) Dix ans plus tard, tournoi 94, 14ème édition : article LA : à retenir sur la photo, colonne de droite, juste derrière le juge de touche, le cadet Michaël Grosset, 2ème petit-fils du grand Opala, avec un indéniable air de famille.
  7. g) 20ème tournoi, en 2000 : la 1ère de couverture de la plaquette éditée pour l’occasion.
  8. h) Pour ce même tournoi 2000, dans la même plaquette : l’incontournable « Mot du président » ; seulement il y a que ce président, Gabriel Kozielski, est d’origine polonaise ; et si Wittelsheim a depuis longtemps (1959) compté des conseillers municipaux d’origine polonaise, dont moi ( en1977, benjamin de l’assemblée à pas encore 22 ans), Gabriel-Gaby-Gabrys est le premier à avoir accédé au grade d’adjoint au maire (1995) ; la majorité municipale du nouveau maire d’alors Pierre Vogt a franchi le pas, d’inclure un « Polonais » au sein de sa municipalité, d’autres communes du Bassin potassique ayant été en cela bien en avance sur Wittelsheim. Ce faisant, ladite majorité de 1995 s’est montrée moins timorée que ne l’a été le maire de référence, et désormais honoraire, René Arnold, qui précédemment s’est contenté d’intégrer à ses listes successives des conseillers d’origine polonaise. Or Arnold a cependant été un sincère ami des Polonais : à preuve, pouffante : ne connaissant strictement rien au foot, comme moi au tennis ou au golf, pour se donner quand même une contenance acceptable au bord du terrain, il s’est spontanément fait en 1980 supporter de … Nowa Ruda (ben voyons !).
  9. i) Le moment des récompenses: le challenge mis à la disposition du tournoi, pour les minimes,  par René Zemb, joueur dès la fondation du club en 1925, avec son frère aîné Henri, et décerné à chaque session, est remis par Alain Zemb, le petit-fils devenu pro, et qui a bien entendu débuté à l’Asca ; tout le monde est tout sourire et tout plaisir : c’est en effet le moment, vous l’avez bien gagné !  

   15)  Illustrations série II : retour sur le tournoi 80, spécifiquement, et en détail

  1. j) LA du jeudi 03-04-80 ;
  2. k) LA du vendredi 04-04-80
  3. l) 3 petits articles : 2 dans LA du dimanche 06 et 1 dans les DN du 07-04-80 ;
  4. m) LA du mardi 08-04-80 ;
  5. n) LA du mardi 08-04-80, article « Les hôtes polonais de l’Asca », par DB, qui a écrit en quelque sorte « à ma place », car je ne pouvais être à la fois au four et au moulin, comme déjà dit j’avais 8 visiteurs à héberger sur les bras, j’étais sous pression ;
  6. o) DN du mardi 08-04-80 (sur la réception du samedi en mairie, avec une bonne photo du président général Hippolyte Hardy) ;
  7. p) DN du mercredi 09-04-80 (synthèse des résultats du tournoi).

   16) Et le tournoi de basket, aussi !

   Une fois qu’on a parlé du tournoi annuel de foot, pour faire tout à fait bonne mesure il faudrait tout aussi bien parler bien sûr de celui de la section de basket, organisé chaque année pendant une belle période le jeudi de l’Ascension, et à propos duquel, de nouveau, d’innombrables mérites, de joueurs, et de cadres bénévoles, seraient à évoquer.

   D’ailleurs, le basket a organisé des tournois depuis plus longtemps peut-être qu’on ne le croit ; je veux ici absolument rappeler les très belles manifestations réalisées sous la férule de (+) Pierre Albouy (oui, oui, celui à qui j’ai fait, dès janvier 2014, dédicacer, et je peux le prouver, et ce par un écrit, la nouvelle, et actuelle, salle des sports.), dès les années soixante, quand le format sportif dit du « mini-basket «  a été mis à la mode ; c’était drôlement bien, ça, pour les mouflets qui n’avaient pas encore la taille-asperge pour être alignés en NBA américaine ; et dire qu’un truc aussi bien est tombé en désuétude ! et dire qu’au stade Hardy on a supprimé le terrain aménagé ad hoc, pour le remplacer par du gazon, dont je ne vois toujours pas à quoi exactement il sert, à part à faire joli, sinon à confirmer la réputation de Wittelsheim en matière de gaspillage foncier, et son penchant marqué pour des superfluités, comme on dit, diverses et variées.

   17) Il faut semer, si on veut récolter. Nombre des contacts noués à l’occasion de ces brassages sportifs ont, de manière réjouissante, ouvert la voie à des amitiés durables et fidèles, entre les uns et les autres, par-delà les frontières, les langues, les mentalités. En particulier, dès la fin du printemps 80, les Polonais de Nowa Ruda sont déjà revenus chez nous participer à l’annuelle « Fête du Mineur », à Pulversheim, et ont développé un partenariat suivi avec son organisateur le CCE, ou Comité central d’Entreprise des MDPA, ou Mines de Potasse d’Alsace.

   Les Polonais ont même fait frapper des médailles commémoratives, comme des pièces de monnaie, de ces échanges (voir notre illustration III, q) ci-dessous, parue dans « Contact », la revue d’information de ce même CCE, subventionneur si important, et à l’occasion acteur, de la vie culturelle et sportive du secteur).

   18) PP. Toute cette activité découlait bien de la « détente Est-Ouest » voulue au plus haut niveau de la politique internationale depuis le début des années 70. Pour résumer, deux mots en P habitaient alors principalement les esprits : Paix et Progrès. Quarante-cinq ans après, on voit bien hélas que ni l’un ni l’autre ne sont plus aussi certains et définitifs qu’ils semblaient l’être ; que les jeunes d’aujourd’hui soient bien décidés à défendre ces orientations, qui ont fait de l’Europe un continent où l’on pouvait entreprendre l’esprit tranquille et espérer du mieux-être.

   19) Fait le 14-07-25, le jour où, sur les Champs-Elysées, la France veut profiter du défilé de la Fête nationale pour, disent certains commentateurs, « montrer ses muscles », bien sûr à qui vous savez, oui-oui-lui ; Popeye, passe-moi donc une boîte d’épinards, à moi aussi ! par fsz ;  matériel protégé par le droit d’auteur (loi française du 11 mars 1957).

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